D'ancestraux pouvoirs dorment dans un monde merveilleux. Explorez-le, évoluez avec lui... Maîtrisez l'Angardia.
 
AccueilProfilMessages PrivésL'UniversLe BestiaireLes ObjetsLes GroupesLes MembresDes Questions ?

AccueilS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Table II - Près du feu de cheminée [Sang Naturel]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7
AuteurMessageCaractéristiques
Le Tremblecrâne
Croqueur de Morts
Croqueur de Morts
avatar


MessageSujet: Table II - Près du feu de cheminée [Sang Naturel]   Ven 2 Déc - 0:35

Rappel du premier message :

Une table à quelques centimètres de la cheminée, cela a des avantages certains. Outre la chaleur apaisante lors du douloureux hiver d'Angardia, cela peut également permettre de créer une ambiance captivante lors de la découverte d'une nouvelle quête bien mystérieuse...
En cas de bagarre majeure, le tison rougi par les flammes est à portée de main - une aubaine !

Sept sièges de chêne brut s'offrent à vous - c'est dur et c'est peu de place, mais pour un petit groupe déterminé, c'est bien assez !

Chaque table réservée par une compagnie le reste jusqu'à sa dissolution, c'est la loi ici bas.
Mais il arrive régulièrement que, bon prétexte à quelques beuveries, une compagnie en invite une autre à sa table afin de discuter de leurs dernières aventures épiques.


Dernière édition par Le Tremblecrâne le Mar 17 Jan - 22:25, édité 6 fois
Revenir en haut Aller en bas

AuteurMessageCaractéristiques
Nerenwë
Adoubé
Adoubé



MessageSujet: Re: Table II - Près du feu de cheminée [Sang Naturel]   Jeu 16 Fév - 17:37

Nerenwë était encore secouée. Qui ne l'aurait été après pareille rencontre avec les Dieux ? Cependant, l'étreinte de Xerrar avait réussi à réchauffer son âme autant que son corps, et sa main encore étroitement enlacée autour de la sienne lui rendait l'assurance perdue sous l'effet de la peur et de l'incertitude. Maintenant, elle savait. Ce qu'elle avait perdu, elle pouvait le retrouver. Et ce qu'elle n'avait pas encore perdu... La semi-elfe ne le laisserait pas disparaître. Par un réflexe spontané stimulé par ses pensées, la blanche demoiselle serra doucement ses doigts contre la peau du chasseur, le suivant à travers les rues de Belghärd dans un silence uniquement secoué de quelques sentiments et, par moment, de regards en coin ayant retrouvés leur curiosité habituelle. L'eau gouttait encore, à peine, de son menton, et quelques mèches de ses cheveux clairs avaient été mouillées lorsque son compagnon s'était chargé d'essuyer sang et larmes, et si il restait sur les traits de la belle un reste de cette rage qu'elle avait senti grandir au creux de son ventre une fois le premier coup porté, elle n'en était pas moins redevenue elle-même. Grandie du don de l'Esprit. Marquée par une fatigue qu'elle masquait derrière un sourire maladroit et des joues rosies à chaque fois qu'elle osait un œil vers sa main jointe à celle d'un autre.

Durant l'espace d'un instant, elle y vit la peau d'un autre. Plus fine, plus douce, mais dont la poigne possessive avait été autrement plus douloureuse. Nerenwë se souvenait encore de ses tremblements lors de sa première rencontre avec le fils d'une famille noble de Celeb'Car, des bleus qui s'étaient étendus comme de grandes fleurs sur sa peau trop pâle quand il avait tenté de s'emparer de son amour comme de sa foi. La seule et unique fois où un homme avait put la toucher. Osé la toucher. Elle avait également dans la tête de longues années d'errance loin de ses terres d'adoptions afin de fuir les espoirs de son père adoptif, le regard méfiant de tous les êtres face à une bâtarde dépourvue de terres, le temps passé à vivre de quelques soins en ermite avant que la guerre ne commence et ne l'appelle au devant des lignes ennemies. Là-bas aussi, elle avait tenu une arme et éteint plus d'une âme, peut-être plus même qu'elle n'en avait sauvé, pour le bien de ceux dont elle avait la charge.

Plongée dans ses pensées et ses souvenirs, il fallu du temps à la colombe pour prendre conscience qu'ils avaient franchis la porte de la taverne, et plus encore pour remarquer que son semblable l'emmenait en douceur, quoiqu'avec une claire assurance, vers une table déjà occupée. Pendant quelques secondes, aussi brèves que peut l'être l'écoulement du temps, elle hésita. Puis sans brusquerie fit glisser ses doigts hors de l'étreinte rassurante de ceux de Xerrar, lui accordant un regard aussi chaleureux que son sourire était timide. Cette proximité, agréable à tous les égards, ne pouvait cependant souffrir d'autres regards portés à son encontre. D'une certaine façon, la clerc s'en sentait gênée. Par manque d'habitude, par pudeur, à cause peut-être de l'émoi que cette preuve d'affection réveillait en elle. Plus simplement parce qu'il n'était peut-être pas dans l'intérêt de son compagnon que quiconque puisse voir ce geste de protection, de peur qu'on ne s'en fasse des idées éronnées dont il ne voudrait s'encombrer.

De fait, arrivée au niveau de la tablée, Nerenwë se contenta d'une gracieuse révérence, prenant le parti de rester muette afin de ne pas contrarier les plans et explications que le semi-elfe pourrait avoir à exposer. Après tout, il se pouvait aisément que sa présence puisse déranger, et de loin, la tablée déjà présente... Ce qui ne l'empêcha pas de lancer de petits regards d'une curiosité innocente à la dame présente, admirant le doré de sa chevelure comme la lueur d'intelligence flagrante qui brillait dans son regard. Comme une enfant face à une nouveauté merveilleuse, des étoiles dans les yeux, avec la peur latente de s'en approcher, de peur d'y brûler ses ailes.


TC : + 47 Gourdin
Revenir en haut Aller en bas
Xerrar
Consacré
Consacré



MessageSujet: Re: Table II - Près du feu de cheminée [Sang Naturel]   Ven 17 Fév - 21:20

Xerrar avait vu toutes les émotions s'entre-déchirer dans les yeux de la belle quelques minutes auparavant. La peur, la colère, le courage et la volonté... ce cocktail explosif avait permit à la clerc de s'oublier, l'espace d'une danse furieuse, évitant avec adresse les coups de griffes comme les filets de bave enragés de ses opposants. La métamorphose qu'avait subit la belle elfe avait bouleversé Xerrar. Jamais il n'avait vu quelqu'un inspiré d'une telle volonté de tuer. Elle s’était lancée dans la mêlée tel un chien enragé à qui on n'aurais donné que seul ordre celui de tuer et pour seul échec la mort. Elle avait percé les corps ennemis çà et là sans savoir où elle frappait, mais en frappant toujours juste.
Lui qui n'avait jamais tué que de sang froid, en ayant pleinement conscience des conséquences de son coup. Ici pour tuer, là pour endormir, ici pour mettre hors d'état de nuire... Chaque parcelle du corps, chaque faiblesse de l'esprit, chaque fissure dans la muraille du plus impressionnant des châteaux, Xerrar avait appris à faire mal là où la douleur serait la plus forte. On lui avait enseigner l'art d'obtenir ce qu'il voulait des autres, tant que sa frappe, sa parole, son acte était porté avec justesse et précision.
Mais Nerenwë avait frappé à l'aveugle là où son instinct lui disait de frapper. Là où ses mains acceptaient de planter la lame mal aiguisée...

L'eau qu'il avait utilisé pour se rafraîchir les idée, et accessoirement laver sa plaie intacte, avait laissé sa place à de la sueur. Des sueurs froides. Tant d'émotions contradictoires, en si peu de temps, s'étaient succédées, et ne lui avaient laissé le répit dont il avait besoins. Ce recueillement qu'il ne devait jamais oublier, ces prières qu'il devait prononcer, afin de garder sa tête froide, ses idées claires, ses mains d'une mortelle précision et sa langue acérée. Afin de garder sa lucidité froide d'efficacité.
Un mélange de peurs, et de réconforts avait plongé de chasseur dans un état second, dans un état qu'il ne contrôlait qu'à moitié. Et, de su-croit, se rendant compte de cette faiblesse, son agacement n'était que plus honteux. Il abandonnait alors innocemment son regard à la clerc, et ce qu'il voyait au plus profond du bleu boréal de ses yeux le réconfortait. Il y voyait les étendues gelées de l'Aloc'Auwdwïnn, "la terre blanche des ancêtre", il y voyait les pics du Gad'el'Annoör, "les montagnes des morts", toutes ces terres que l'on voit inhospitalière de prime abord et qui se révèlent d'une beauté surnaturelle quand l'on apprend à y regarder au plus profond. Toutes ces terres magnifiques où il avait du verser le sang d'autrui. Toutes ces contrées où il campait le soir, heureux et amoureux de cette nature qui le laissait vivre, et où il assassinait aussi froidement que tout ce qui l'entourait les cibles qu'on lui avait donné. Ces étendues sauvages... Il n'aurait jamais voulu y faire couler le sang, jamais les quitter. Et il découvrait dans ces yeux qui s'offraient à lui de nouvelles contrées, toujours plus belles et sauvages. Il espérait ne jamais faire couler le sang dans ces contrées là, ne jamais les quitter.
Il buta sur le sol caillouteux des ruelles de Belghärd, et il sortit de ses rêveries. Il aperçu l'égide qui annonçait la taverne, et remarqua que Nerenwë était tout aussi silencieuse que lui. Ne lançant que quelques regard à son encontre, pleins de tendresse, qu'il tentait vainement de lui rendre.
Il pénétra dans la taverne totalement déboussolé. Depuis qu'il avait quitté les bras de la clerc, son esprit n'était plus capable de suivre le rythme de son instinct, et ce n'est rien d'autre qu'une bête perdue qui entra dans la modeste taverne. Le regard perdu dans le vide, la bouche fermée et verrouillée. Et pourtant, ces pieds l'avaient conduit ici avec une telle assurance, une telle aisance...
Il sentit alors les doigts de l'elfe glisser de sa main, et n'y opposa aucune résistance. Ils s'approchèrent ensemble de la tablée à laquelle il s'était toujours assis. Balbereith et Radnar y étaient en pleine discussion. Il lança un dernier regard à Nernwë et parvint enfin à reprendre en main son esprit jusque la indisponible. Et c'est transformé qu'il s'adressa à la tablée.


-Balbereith, Radnar, pardonnez moi de vous déranger durant votre conversation. Nul doute qu'elle ne fut intéressante et capitale, mais je me dois de l’interrompre momentanément. Nous avions déjà rencontré la jeune Nerenwë à la bibliothèque Balbereith, je viens l’asseoir à notre table afin qu'elle nous rejoigne dans nos pérégrinations, elle sera d'une aide précieuse vous pouvez me croire.

Lorsque cette ultime phrase sortit de sa bouche, les yeux du chasseur communiquèrent au dragon une affirmation indiscutable. Nerenwë les rejoindrait à la tablée du Sang Naturel. Il ne pouvait en être autrement.
Le chasseur se tourna ensuite vers Radnar.


-Veuillez me pardonner, sir Radnar, je vous offre un rafraîchissement et je ne suis même pas des vôtre pour le partager...

C'en était trop. Aucun mot ne pourrait sortir de sa bouche. Xerrar avait réussi à canaliser toutes les émotions tourbillonnant dans sa tête, sifflant dans un désordre absolu et chaotique, tel que l'on décrivait les tornades des terres orques d'Orkron. Il devait s'asseoir. Maintenant. Sous peine de se retrouver au sol, achevé par sa fatigue physique et psychologique. Il invita Nerenwë d'un hochement de tête des plus neutre possible, revoyant dans ces yeux, les évènements qui venaient de se produire et qui allaient changer brutalement les liens entre les deux semblables ainsi que leurs relations aux dieux touts puissants...

Il informa le tavernier qu'il souhaitait deux rafraîchissement d'un signe mal assuré et d'une rare faiblesse. Puis il plongea son regard dans celui du dragon, puis du nécromant. Ce qu'il voyait à l’intérieur était certes puissant. La vie de tout être est décrit dans ses yeux. Mais il ne vit que feu, sang et destruction dans le regard du dragon, il y voyant maintes curiosité et un savoir illimité mais dangereux dans le regard du nécromancien. Mais les apparences sont bien souvient trompeuses et Xerrar savait qu'à cette table, la personne la plus dangereuse n'était ni le prédateur qu'il était, ni l'élémentaliste surpuissant, ni le nécromant à la connaissance incommensurable. La personne qui lui inspirait un tant soit peu d'effroi à cette table était l'elfe frêle au teint de neige et aux yeux aussi profonds que les océans. Et ce nouveau sentiment le fit sourire. Qu'une personne d’apparence si fragile, puisse se révéler si mortelle et implacable... Pour le professionnel de la traque et de l’exécution qu'il était, cela relevait d'un cadeau divin, d'un don inné que le chasseur allait lui apprendre à maîtriser...



TC : +67 Gourdin
Revenir en haut Aller en bas
Balbereith
Consacré
Consacré



MessageSujet: Re: Table II - Près du feu de cheminée [Sang Naturel]   Ven 17 Fév - 22:00

Balbereith leva les yeux vers Xerrar, Il semblait troubler. Le dragon lui sourit, peut être cela lui conférera un peu d'assurance. Puis son regard se porta sur la jeune femme qui l'accompagnait... Elle était belle mais semblait aussi marquée par le trouble. Le dragon fronça un peu les sourcils, que c'était-il passé entre la bibliothèque et la taverne ? Mais cela n'était pas ses affaires, si ces compagnons ne voulaient pas le partager alors elle n'avait pas à demander... Elle se leva et salua la jeune femme, une elfe.

- Je suis Balbereith, magicienne et érudite. Enchantée de vous rencontrer, Mademoiselle. Si Xerrar vous accorde votre amitié et sa confiance alors la mienne vous est acquise.

Si le dragon était prêt à combattre à mort pour quelqu'un et que cette personne était prête à le faire pour une tierce personne alors le dragon défendrait chèrement l'ami de son ami. C'était un instinct dangereux, mais il en était ainsi. Le dragon se réinstalla sur son siège est regarda le chasseur. Attendant des réponses, elle formula une série de question en rafale. Le sceau du dragon que portait Korndor était à l'Est, mais sa totale immobilité depuis quelques heures...

- Où est Korndor et qu'est-il parti faire à l'Est ? Je suppose que vous avez conclu un accord avec le bibliothécaire et que j'ai été inscrit comme les autres, quels sont les termes de ce maudit accord ? Et quels informations avez-vous récupérer ? Messire chasseur ?


TC : +18 Gourdin
Revenir en haut Aller en bas
Xerrar
Consacré
Consacré
avatar


MessageSujet: Re: Table II - Près du feu de cheminée [Sang Naturel]   Ven 17 Fév - 22:08

Les rafales de questions firent renaître quelques douleurs des plus insupportables dans le crâne du chasseur.

-Je vous en pris dra... Balbereith. Vous aurez les réponses que vous désirez, si vous ne me tuez pas avant !

Xerrar s’efforça d’esquisser un sourire. Malgré son état actuel il s’efforçait de rester poli. La situation de Korndor l'avait préoccupé. Il avait disparu du jour au lendemain. Sans au revoir ou adieu, mais il ne s'en occupait plus guère. Korndor savait ce qu'il faisait. Il ne fallait pas s’inquiéter.

-Nous irons très vite voir ce barde, je vous le promet. Mais laissez moi me reposer un peu auparavant.

Xerrar regarda alors Radnar qui n'avait pas bronché depuis son arrivée. Qu'avaient ils bien pu se dire avant qu'ils n'arrivent ? Quels secrets avaient été révélés ? Pourquoi sentait il que, malgré la noirceur qui semblait emplir son âme, le nécromant allait se révéler un précieux compagnon ? Pourquoi Korndor ne l'avait pas prévenu de son départ ?
Tant de questions prirent le relais de celles lancées par Balbereith. Et il supplia Nerenwë du regard que tout cela s’arrête...


-Je suis à bout de forces...

Lâcha t'il dans un soupire...


TC : +13 Gourdin
Revenir en haut Aller en bas
Balbereith
Consacré
Consacré
avatar


MessageSujet: Re: Table II - Près du feu de cheminée [Sang Naturel]   Ven 17 Fév - 22:21

Balbereith sourit, ce sourire bien que forcé pouvait sembler tout à fait naturel, aux premiers abords, mais quiconque la connaissant un peu, il paraîtrait faux, complètement faux. L'inquiétude se fit de plus en plus présente. Ses mains commençaient à trembler, elle les croisa et les posa sur ses genoux dans un geste des plus naturel que possible. Un coeur d'adolescente à la jeunesse volée, les stigmates de cette jeunesse ravie par sa nation avait causé un traumatisme qui s'était déclarée très tard chez Sa Grâce et par leurs antiques liens mentaux, les personnalités des deux êtres s'étaient brouillées ensemble, le caractère implacable draconique pouvait lancer place aux inquiétudes d'une jeune fille presque adulte... Respirant profondément, elle prononça qu'une chose :

- Excusez ma brusquerie, messire...


TC : +7 Gourdin
Revenir en haut Aller en bas
Nerenwë
Adoubé
Adoubé
avatar


MessageSujet: Re: Table II - Près du feu de cheminée [Sang Naturel]   Ven 17 Fév - 22:51

Sans plus de contact physique entre elle et Xerrar, Nerenwë se sentait comme vide... De toute l'énergie qu'elle s'était découverte en fonçant vers son premier ennemi. Quelque par, au fond de sa tête, quelque chose lui avait soufflé qu'il était injuste de retirer des vies, même aussi insignifiantes, pour le bon vouloir des Dieux, mais son appréhension avait été balayée par autre chose de bien plus fort. L'instinct animal que les hommes oublient si facilement en se berçant des illusions de leurs connaissances. Voilà ce que devait devenir la prêtresse : Un lien solide entre le primaire et le savoir, que rien ne pourrait plus briser, et qui lui permettrait de reproduire sans état-d'âme les gestes accomplis dans l'arène. Pour sauver ce à quoi elle croyait, et ceux à qui elle tenait. Une soigneuse guerrière, en quelque sorte, dont l'instinct intérieur l'avait révélée pareille à une louve défendant ses petits. D'un petit regard au semi-elfe, la demoiselle esquissa un sourire amusé. Le comparer au petit à protéger restait tout de même d'une ironique incroyable compte tenu de ce qu'elle avait senti en lui dès leur premier contact.

Cependant, son esprit à nouveau revenu à l'instant présent, la semi-elfe réitéra ses gracieuses salutations, comme par réflexe, à l'ensemble de la tablée, rougissante du compliment à peine masqué que le rôdeur venait de lui faire. Aussi prit-elle place aux côtés de Xerrar après avoir vaguement murmuré ses propres présentations, ne rajoutant en somme que ce que son nom ne disait pas pour elle. Quoiqu'à vrai dire, la situation lui semblait particulièrement étrange. Elle avait perdu depuis longtemps déjà l'habitude d'une conversation normale autour d'un verre, discussion qui arriva assez vite avec les nombreuses inquiétudes de Balbereith. Au regard que lui lança son compagnon, la créature éthérée se décida enfin à ouvrir la bouche, un peu hésitante.


▬ Dame, un peu de paix... Nous n'avons encore rien appris. Il nous faut justement nous rendre au plus vite auprès du Maître Barde afin de pouvoir véritablement débuter les recherches. Quant à Korndor... Nos seuls indices ne résident qu'en ce parchemin. » Lâcha-t-elle en retirant ce dernier de sa ceinture.
▬ Il nous y dit que la mort est proche et que son repas est tiède. Drôles de paroles... Qui, je dois vous l'avouer, m'inquiètent encore. Pensez-vous qu'il en sache plus que vous l'auriez crus ? Peut-être la mort s'approchait-elle pour l'un d'entre nous. »

Ce furent les seuls mots qu'elle arriva à prononcer avant de replonger dans son silence pensif. N'eut été qu'elle, sans doute aurait-elle avoué sa peur de voir Korndor comme le repas encore tiède, mais elle ne pouvait se le permettre. Pas dans l'état mental dans lequel se trouvait la tablée, et encore moins sans autre preuve que sa propre inquiétude, profonde et viscérale. Aujourd'hui, elle l'avait apprit très clairement, elle saurait aller jusqu'au bout du chemin sans sourciller, sans même regarder en arrière. Hors ce sentiment lui dictait pour l'heure de se lever pour courir aussitôt à l'orée des bois dans l'espoir d'y voir le druide, sinon ses familiers. La jeune elfe esquissa donc deux mouvements pour palier à ce que son instinct lui dictait : D'un côte, loin des regards, la demoiselle s'était remise à caresser la main du chasseur du bout des doigts, tentant de lui offrir la paix dont il avait tant besoin, et, de l'autre, partageait quelques caresses bien visibles avec Aëllys.

▬ Tant que tu es là, c'est qu'il est là, n'est-ce pas ? Alors ne pars pas. »

Dans un profond soupir, la belle se mit à observer chacune des personnes assises à cette table. La gracieuse humaine aux cheveux d'or, dont l'aura colorée semblait appeler à des choses bien plus grandes qu'elle-même. Le sombre individu face à elle, muet et attentif, qui ne pouvait en aucun cas masquer ces espèces de ténèbres qui semblaient l'entourer en permanence. Un... Nécromancien ? Dans un frisson, la jeune femme secoua la tête. Pas moyen. Il n'y avait pas de morts dans les parages après tout, et aucune raison de craindre une nouvelle bataille entre deux pouvoirs aussi différents, tout en étant presque identiques. Elle se souvenait très bien du manque de respect de ces gens aux visions sombres de l'art, de leur façon d'user des corps qu'il fallait au contraire laisser reposer en paix, et quelque part au fond d'elle, le cri d'une banshee résonna aussi fort qu'une boule de feu magique. A voir l'état des attablés, elle n'avait rien à leur envier. Trop de questions et trop peu de réponses, voilà où ils en étaient.

▬ Nous ferions mieux de profiter de cette soirée... Buvons et mangeons, et à qui le veut, prions avant de nous assoupir pour quelques heures. A partir de demain, les choses ne seront plus aussi faciles. »

Et si le ton y était, tentant de rendre courage et sérénité à tous, la fatigue et les tremblements discrets n'étaient pas encore partis. Ce demain que tous ignoraient, voilà l'ennemi qu'il faudrait combattre. Dirigeant discrètement son regard vers Xerrar, la clerc ne put s'empêcher de soulever quelques mèches de ses cheveux pour vérifier l'état de sa gorge. Que les Dieux aient été magnanimes n'effaçant pourtant pas les cicatrices intérieures, de celles qui vous faisaient évoluer vers des sommets plus haut. A l'avenir, elle devrait le surveiller plus étroitement, lui qui semblait si prompt à perdre son sang dans tous les établissements visités. A cette idée, elle lui adressa un sourire empli de douceur.

TC : +56 Gourdin
Revenir en haut Aller en bas
Xerrar
Consacré
Consacré
avatar


MessageSujet: Re: Table II - Près du feu de cheminée [Sang Naturel]   Ven 17 Fév - 23:17

Le tavernier arriva plus rapidement qu'à son habitude et posa les deux boissons devant lui. Et tant mieux qu'il se dépêche, pensa Xerrar, je n'aurais pas attendu davantage. Il poussa délicatement l'une des chopes vers Nerenwë et sortit de sa bourse de quoi payer les deux consommations. Le chasseur regarda profondément le liquide qui remplissait le contenant. Une bière de cette robe là, si belle et si limpide... Une bière naine à n'en pas douter ! Il fit couler la mousse dans sa gorge et repris ces esprits. Incroyable comme certaines bonnes choses vous remettent sur pied, alors que tous les autres remèdes échouent. Xerrar reposa le verre, considéra gravement Nerenwë et ouvrit la bouche.

-Les dieux ont voulu tester Dame Nerenwë. Et afin de la pousser à vaincre, j'ai été l'espace du combat, leur otage. Vous n'avez rien d'autre à savoir, hormis le fait que, vous vous en doutez, Nerenwë ai passé avec brio l'épreuve imposée. Je suis juste un peu fatigué, car ces évènement ont été assez fatiguant. Mais Nerenwë doit être plus fatiguée que moi, et je suis bien égoïste de me plaindre.

Les doigts chauds et délicats de la clerc venaient caresser ses mains encore douloureuses. Tout son corps avait crié au supplice, et à présent que l'elfe le réconfortait, il ressentait à quel point ce dernier avait souffert.

-Restaurons nous ce soir, et préparons nous à partir. Demain nous devrons questionner le barde. Ses réponses nous guiderons vers la résolution de toutes nos questions. Sa sagesse est peu être dissimulée mais son savoir est immense.

Tout en conversant, Xerrar vidait sa bière. Si bien qu'il l'eu finit assez rapidement en somme.
Nerenwë à ses cotés, le jeune chasseur se sentait fort, presque immortel. Si. Il était immortel. Rien ne pourrait lui arriver, il en était persuadé.
Demain ils iraient chercher les renseignement dont ils ont besoins, et la créature des bois ne semblait plus être la terrifiante bête que nul n'ose déranger. Elle s'était transformée en simple gibier qu'il fallait abattre.
Bientôt, Angardia allait apprendre qu'un nouveau chasseur de primes est en service.



TC : +17 Gourdin
Revenir en haut Aller en bas
Balbereith
Consacré
Consacré
avatar


MessageSujet: Re: Table II - Près du feu de cheminée [Sang Naturel]   Sam 18 Fév - 14:15

Balbereith se passait tous les scénario possibles. Elle envisageait tous les passés possibles sur ce qu'il s'était passé et elle envisageait les futures les plus probables. Le dragon progressait avec méthode, imaginant le meilleur d'abord, car il ne doutait pas des compétences de ses alliés, la probabilité que tout aille plus ou moins bien était grande. Les principaux axes de sa réflexion était où était le druide ? Allait-il bien ? Puis, le temps qu'ils mettraient pour retrouver la bête... Le dragon s'interrogeait sur sa puissance, aux dires des informations recueillies par le druide auprès du marchand, la bête était aussi puissante qu'un démon du cercle externe, plus puissant qu'un démon mineur mais beaucoup qu'un démon du cercle interne. Un démon mineur était aussi puissant qu'un soldat humain convenablement équipé et entraîné, ce qui n'était pas suffisant pour mettre à mal toute une série de convois... Mais il semblait qu'il y ait des survivants, ce qui voulait dire que la bête n'était pas assez forte pour terrasser un convoi avec une rapidité implacable et cruelle, elle n'arrivait donc pas à la cheville d'un démon du cercle interne. Entre les deux restait le cercle externe... Même si ces démons étaient relativement faible comparés à leurs autres compatriotes Majeur ou de cercle interne, ils pouvaient dominer un groupe d'humain. Si la bête était comparable, le groupe allait avoir du fils à retordre... La dernière question était le barde... Où était-il ? Mystère ...

Sa réflexion se poursuivit jusqu'à dévier sur un futur plus lointain, sur les chemins offerts par la vie, est-ce que le dragon allait finir au service d'un riche seigneur en tant que mage de sa cour ? Allait-il continué l'aventure par monts et par vaux, pour accroître sa puissance ? Où simplement prendre un disciple, pour lui enseigner les glyphes, qu'il ne maîtrisait plus, ou pour lui enseigner l'histoire de l'Antique Ordre de la Guerre, un ordre céleste maintenant révolu... Ou encore certains principes de machinerie magique... Le dragon ne savait plus, plus de devoirs primaires ni d'obligations, il n'avait plus à protéger un monde ni la trame du temps...

Le dragon poursuivit les futures possibles... Puis se leva de son siège :


- Ce monde n'a que faire de simples suppositions, la course des évènements est pour l'instant immuable. Occupez-vous de ce bibliothécaire, je ne souhaite pas découvrir les closes qui me concernent, s'il y en a, car cela me donnerait plus encore l'envie de le tuer. Je me pencherai sur cette question que lorsque la bête sera vaincue et le barde sauvé. Pendant que vous faites cela, je pars aux abords du village, là où je sens la présence de ma signature, que j'avais donné à Korndor pour le retrouver si le besoin s'en faisait sentir.

Le dragon s'inclina et se dirigea vers la porte, d'un pas ferme...


TC : +23 Gourdin
Revenir en haut Aller en bas
Xerrar
Consacré
Consacré
avatar


MessageSujet: Re: Table II - Près du feu de cheminée [Sang Naturel]   Sam 18 Fév - 14:45

L'impulsivité du dragon était une mauvaise chose. Certes cela lui donnait une furie dévastatrice en combat, mais lorsque le moment venait de se poser un instant et de réfléchir, cela devenait plus problématique. Soit, Balbereith irait à la recherche de Korndor. Cela lui importait peu, un servant de Geïa ne pouvait se retrouver en danger dans ses forêts.
S'occuper de la bête était nettement plus excitant pour lui, et retrouver Alägrim lui provoqua un frisson, qui lui parcourra la totalité du dos, de bas en haut, pour venir dessiner un léger sourire de plaisir sur son visage fatigué, creusé de mille et unes cernes...


-Dame Nerenwë, sir Radnar, je vais à la bibliothèque pour questionner le barde, maître des lieux. Vous pouvez choisir de me suivre, ou de rejoindre Balbereith, mais faites vite, nous avons déjà perdu que trop de temps.

Xerrar caresse longuement la lame de son poignard, manquant de s'y couper à plusieurs reprises. L'adrénaline que lui provoquant la futur chasse ne le rendait que plus dangereux, plus instinctif.
Cette bête, il en avait rêvé. Il avait imaginé les différentes issues possibles du combat, les différents traits qu'elle pourrait emprunter. Il avait déjà prévu tant de tactiques, tant de solutions de replis, tant de frissons lui avaient dévalé l'échine, tant de sourires avaient illuminé son visage de malice répugnante...
Il couperait le cuir, les écailles, ou la fourrure de la créature avec ce poignard qui lui lacérait le pouce. Il recueillerait toutes les ressources que la bête accepterait de lui donner. Il rapporterait sa tête comme ultime trophée...

Le chasseur fit quelques pas en direction de la porte et s’arrêta à son seuil. Le soleil tapait durement ses pupilles et il devait à présent les fermer pour éviter un aveuglement total. Une belle partie de chasse se profilait à l'horizon...



TC : +16 Gourdin
Revenir en haut Aller en bas
Nerenwë
Adoubé
Adoubé
avatar


MessageSujet: Re: Table II - Près du feu de cheminée [Sang Naturel]   Dim 19 Fév - 1:22

Fatigué... Qui ne l'aurait été après pareille mise à l'épreuve ? Aux paroles de Xerrar, la prêtresse s'était contentée d'un sourire empreint de douceur duquel plus aucun mot ne pouvait s'échapper. Plutôt que de s'encombrer de sombres idées plus longtemps, elle eut un gracieux mouvement de tête pour remercier et son semblable et le tavernier lorsque la bière arriva puis se plongea dans son observation du liquide. Aussi doré que les champs d'été, d'une robe aussi sompteuse que sa mousse se révélait d'un crémeux sensuel. En aucun cas cette boisson n'était sa préférée dans tous les mondes, sans doute au regard de quelques appréhensions envers les créations naines inculquées par son éducation, mais elle ne l'avait jamais réellement dégoûtée. Pourtant, son estomac se serra à cette vue, et c'est avec une discrète grimace qu'elle porta la bière à ses lèvres en pétales de roses. Demain, rien ne serait facile. Plus rien ne serait pareil. L'Histoire commençait maintenant, et à nouveau elle s'y retrouvait impliquée. Pour le meilleur, peut-être... Mais son expérience de guérisseuse lui avait souvent appris qu'il y avait bien plus de pire encore au cours de ces ballades que certains arrivaient à transformer en récits épiques. Aussi ne fut-elle, cette fois-ci au moins, pas surprise de voir Balbereith se lever et Xerrar ne pas tarder à en faire de même.

▬ Si Messire Korndor vous a donné la possibilité de le découvrir et qu'il y a eut recourt, je vous fais une entière confiance pour le retrouver. »

Ceci dit, sa confiance s'était bloquée aux seuls mots prononcés à l'encontre du bibliothécaire, sur lesquels elle se contenta de baisser piteusement le regard. A première vue, les relations entre ses nouveaux compagnons et Alägrim n'avaient pas été des plus amicales, et il était sans doute sage d'éviter des débordements supplémentaires. Quant à Xerrar, elle se contenta de lui adresser un regard lourd de sens, entre l'inquiétude de le voir se présenter à nouveau à une rencontre qui lui avait déjà visiblement couté et une confiance presque absolue. Elle savait tout autant que lui qu'il n'était nulle raison de douter de l'autre et qu'il saurait faire preuve d'un minimum de bon sens étant donné la situation. Une fois seule en présence du nécromencien, elle lui porta un long regard pensif en prenant une nouvelle gorgée de sa boisson.

▬ J'imagine que les choses vont aller bien plus vite que prévu... Quoiqu'elles aient déjà bien tardé en regard des vies qui sont en jeu. Si vous me permettez, Messire Radnar, je ne vais guère m'attarder, bien que j'espère pouvoir avoir de plus amples conversations avec vous. Je ne doute pas qu'elles puissent être édifiantes. »

Etait-ce là une pointe d'ironie qui perçait dans la voix mélodieuse de la semi-elfe ? Peut-être, à qui savait la décerner. Un peu de méfiance aussi pour elle qui n'en faisait jamais assez preuve, bien trop tendue face à l'aura qui entourait son vis-à-vis pour réussir à vraiment se débarasser de l'impression qui pourrait causer des dégâts irréversibles, même pour elle. Cela dit, n'était-elle pas capable d'en faire autant ? Si, sans doute. Les évènements déclenchés par les Dieux l'avaient prouvés, mais ceci resterait une histoire dont les détails ne seraient connus que par les principaux intervenants, pour le moment du moins. Finissant sa chope d'un trait amer, la blonde se releva dans un léger froissement de tissus et s'inclina.

▬ Je pense me rendre dans la forêt pour m'enquérir de l'état du druide en compagnie de Dame Balbereith; J'espère que Messire Xerrar reviendra rapidement avec les informations requises... Et que vous nous prêterez main forte. »

Ainsi termina-t-elle sur un sourire plus serein avant de rejoindre à son tour le pas de la porte, répondant à un croassement du corbeau sur son épaule par un petit regard assuré. Tout irait bien. Croire, voilà tout ce qu'il fallait faire.



TC : +47 Gourdin
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Table II - Près du feu de cheminée [Sang Naturel]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Table II - Près du feu de cheminée [Sang Naturel]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 7 sur 7Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7

 Sujets similaires

-
» Une Lecture près de la Cheminée... [Pv]
» Je serais toujours près de toi... [Mort de Saveur d'Amande: pv Dauphine, et ceux qui veulent lui rendre hommage]
» les debut de ma table de jeu .
» Projet table de jeu
» Les bonnes manières de table

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Angardia :: - Belghärd [B9] - :: Taverne : "Le Sanglier Bouilli"-

© 2012 - Angardia - Reproduction interdite sans autorisation expresse.
Codage par T. | Berka | Forumactif - D'après une idée originale du Tremblecrâne (T.) et du Guide.
Certaines ressources par SD-Arius | Enterbrain | T. | Blizzard | Wizards of the Coast