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 Kärdhgan, ou La Naissance de l'Empire

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Kärdhgan le Marchand
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MessageSujet: Kärdhgan, ou La Naissance de l'Empire   Sam 18 Fév - 23:09

Kärdhgan, ou La Naissance de l'Empire

Introduction


Un éclair – puis la nuit. Telle était rapportée la fin du grand guerrier Kärdhgan. Le soleil pour délivrance, ses armes étalées à ses pieds, il avait abandonné la profession et les dangers pour une vie plus calme. C'était sur ce grand champ de bataille que sa décision avait été faite, et pour les beaux yeux de la jeune Elÿannah.
Un léger éclat de lumière l'avait ébloui. Les rayons du soleil se promenaient sur ses épées et sa lourde hache, formant des arabesques de pureté mouvantes. La vue était belle.

Il laissa ses yeux se perdre un instant sur l'horizon et les montagnes blanches qui se découpaient à perte de vue. Devant lui, des corps mutilés baignaient dans le sang, fertilisant la sainte terre de la Clairière du Champ de Lunes qu'il avait défendue avec ses fiers compagnons, paladins des plaines et barbares Cymériens fidèles à l'ordre impérial du grand phénix. La saison de Brumosia était épanouie, recouvrant le champ de bataille d'un fin manteau de neige. Des chants Fauniques résonnaient dans une harmonie parfaite, intensifiant encore plus la plénitude du moment.

Kärdhgan serait libre, et il serait heureux.
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Kärdhgan le Marchand
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MessageSujet: Re: Kärdhgan, ou La Naissance de l'Empire   Dim 19 Fév - 0:06

Chapitre I
Une Renaissance dans le Sang

(L'Éveil de Kärdhgan)

Il était attablé devant une chope d'hydromel, la tête posée entre ses bras croisés, la mine déconfite et l'air penaud. Jamais, dans sa vie, il n'avait été heureux. Son métier d'ébéniste spécialisé dans les chaises lui pesait : les gestes répétitifs, les horaires contraignantes, la clientèle exigeante et irrespectueuse,...Tout cela combiné à sa solitude et son esprit pessimiste dû à son enfermement dans le petit village. Il n'en pouvait plus, il avait besoin de respirer autre chose que de la poussière et des copeaux de bois. Ainsi, tous les soirs, avait-il pris l'habitude de boire jusqu'à tomber à la renverse, ans une légère euphorie. Assez pour oublier son quotidien pendant quelques heures, mais également assez pour se réveiller mal en point et recommencer la journée suivante avec encore plus de peine.

C'est à cet instant que la révélation se fit.

Il n'avait pas remarqué ces hommes, rentrés dans l'auberge pourtant peu discrètement. Maintenant que son regard se posait sur eux, il prit le temps de détailler leur apparence. Tous étaient vétus de fourrures et de métal, de lourdes armes pendant à leurs sangles et ceintures. Certains avait le visage recouvert de peintures, d'autres de balafres, mais aucun ne semblait avoir une peau immaculée. Leurs gestes patauds reflétaient une force mal canalisée, une puissance brute et sans atours. En un simple coup d'oeil, il était facile de déceler leurs origines : c'étaient des barbares. Des « brutes du nord », de ceux qui ne sont aimés par aucun habitant de cette contrée du fait de leur brutalité et leur détermination, leur âme droite et sans pitié qui ne peut être détournée de son but, aussi stupide soit-il. Ainsi, Kärdhgan prenait-il grand soin à cacher ses origines nordiques à tous les villageois. Il baissa à nouveau la tête, et but sans bruit sa chopine. Quand il l'eut relevée, ils avaient disparu.

L'homme se leva, laissant sur la table quelques pièces, et se dirigea vers la sortie. Il voulait en savoir plus sur ceux-ci, qui étaient venus pour on-ne-sait quelle raison. D'ordinaire, il n'était pas de ceux qui se mêlent des affaires des autres, ni même qui s'occupe des autres en général. Mais cette fois, les choses étaient différentes. Ces hommes étaient de son sang, et il aurait aimé en savoir un peu plus sur ses origines, rarement évoquées par son père, honteux de leur appartenance à cette race. Depuis sa mort, il n'en avait plus jamais entendu parler, et voilà ce passé qui refaisait surface sous ses yeux, d'une manière aussi impromptue qu'inespérée. Ainsi suivit-il ces hommes jusqu'à une ruelle où ils s'enfoncèrent dans les ombres.

Le doute l'envahit : ces hommes ne connaissaient pas les dangers du village. Sa taille modeste n'arrangeait rien au fait qu'ici les bandits étaient rois, et que les ruelles grouillaient de bandints. Cet endroit discret était idéal pour ne pas avoir à payer les gardes en cas de problème, ainsi foisonnaient-elles des grigous de la pire espèce. Il s'avança rapidement en direction du passage, faisant preuve d'un courage dont il n'avait pas l'habitude, et fut stoppé net une fois que les ombres eurent commencé à l'envelopper.

Une lame, épaisse, brillante, s'était placée dans un sifflement sous son menton. Le pointe effleurait sa gorge. Il releva le menton, essayant de rester immobile, et commença à mettre la main à sa bourse.

Garde ton or.

La vois grave, caverneuse, l'avait surpris de par sa virilité.

Ce n'est pas ce qui nous intéresse. Ce que nous voulons, ce sont des explications.

Interloqué, Kärdhgan n'osait plus relâcher un souffle. La vois reprit de plus belle, agacée de son silence.

Pourquoi nous suis-tu, brigand ?

Il comprit alors qu'il avait affaire aux barbares, qui l'avaient visiblement repéré depuis un moment et avait planifié un guet-appens afin de le démasquer. D'une voix peu assurée, il marmonna :

Messire, j'étais juste intrigué par vos être, assez hors-du-commun dans ces lieux.
Foutaises ! Tu n'oses avouer que tu en voulais à nos bourses !
Je vous assure ! - il déglutit, se sentant acculé et dangereusement faible. Il hésita à dévoiler ce dont il n'avait jamais parlé à quiconque jusque là, et décréta après un instant d'hésitation qu'il était temps de lever le voile – Je suis comme vous.

Les barbares semblaient surpris.

Pardon ?

Le visage de celui qui venait de parler se dessinait peu à peu dans l'obscurité; une grande balafre lui barrait le visage et son œil droit était clos, sûrement pour toujours. Ce même homme reprit :

Clarifie ce point, homme.

L'étranger semblait plus avenant qu'au départ, mais pas moins méfiant. Et la lame collée à la peau de son menton le faisait bien comprendre.

Je suis né des terres du nord également, des grandes plaines fertiles où hommes et bovins vivent en paix dans un monde sauvage et naturel. Je suis des vôtres, un barbare comme on nous appelle.

L'homme relacha légèrement la pression de son épée et semblait scruter l'ébéniste d'un œil avisé. Dans un soupir, il baissa son arme mais la garda au poing, et déclara :

Tu es doté d'une bonne constitution et d'un sang fort. Ce que tu nous chantes là n'est pas impossible, et je dirais même que c'est probable. Nous sommes les seuls à être aussi puissants, cela vient de notre lignée. Homme, tu aurais pu nous aborder d'une manière bien plus amicale.

Kärdhgan se dit qu'il n'avait jamais désiré leur adresser la parole, mais il se tint coi. Devant ce genre de personnes, il valait mieux se taire. Vraiment.

Bien, allons discuter plus au chaud. Je suis Tärkund, des plaines du lac des Ameneliths. Mais on a plutôt l'habitude de me nommer « Le Borgne ».

L'ébéniste acquiesça, tout en louchant sur l'oeil fermé du guerrier. Il emboita le pas aux quatre hommes, puis se retourna un instant. Des corps jonchaient le sol de la ruelle, et du sang s'écoulait lentement vers le caniveau. Les bandits ne font pas long feu face à des hommes aussi brutaux et expérimentés. Il soupira et suivit les barbares.
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